Mise en station


Viseur polaireMéthode de KingMéthode de BigourdanMéthode des drifts

 

 

La mise en station d'un télescope consiste à le rendre opérationnel.

Pour une observation visuelle, il est juste nécessaire de poser l'ensemble du télescope de niveau. C'est le cas des télescopes de type  Dobson par exemple.

Si on veut aborder la photographie du ciel profond, la mise en station équatoriale s'impose.

De la qualité de la mise en station dépendra pour beaucoup la qualité des images enregistrées.

Plusieurs méthodes existent pour mettre en   station   équatoriale un télescope, parmi celles-ci, nous allons voir les suivantes :

  • La méthode avec le viseur polaire,
  • La méthode de Bigourdan,
  • La méthode de King,
  • La méthode des drifts.

Viseur polaire :

L'utilisation du seul viseur polaire permettra d'approcher une mise une station correcte, elle ne sera jamais la méthode qui permettra un alignement optimum avec le pôle...sauf coup de chance ! Son utilisation requiert impérativement de pouvoir viser  le pôle céleste.

De plus cette méthode est principalement tributaire de la qualité du viseur polaire. En général on peut espérer être au mieux en station à quelques minutes d'arc du pôle céleste, et cela dans le meilleur des cas.

Méthode de Bigourdan :

C'est une méthode itérative, basée sur l'observation des déplacements d'étoiles cibles. Elle peut  donner d'assez bons résultats, mais, elle  demeure contraignante à mettre en oeuvre,  il faut souvent y passer la nuit, à réserver aux observatoires en poste fixe ou semi-fixe.

La précision de la mise en station sera beaucoup fonction de l'expérience de l'observateur, il ne faut pas espérer descendre en dessous de quelques minutes d'arc par rapport au pôle céleste. Cette méthode ne requiert pas de voir le pôle céleste, elle est donc pratique quand l'étoile polaire par exemple (dans l'hémisphère Nord) demeure invisible, cachée par un obstacle.

Méthode de King :

Cette méthode nécessite de viser la proximité du pôle céleste, il faut donc en général voir la polaire dans l'hémisphère Nord.

Elle nécessite également l'emploi d'un Appareil Photo Numérique ou d'une caméra CCD. Son principe est de faire analyser par un logiciel adapté, la dérive enregistrée sur  le capteur d'une étoile située à au moins +/- 87° de latitude.

Des positions respectives d'une même étoile enregistrée à 10 à 15 mn d'écart, on déduira la position du pôle céleste. Des corrections seront apportées aux axes de la monture équatoriales afin qu'elle soit dans le plan méridien et à l'inclinaison requis.

Là aussi pour approcher une mise en station la plus fine possible, il faudra renouveler les opérations plusieurs fois.

La précision par contre sera très bonne, on peut opérer  la mise en station équatoriale à quelques secondes d'arc du pôle céleste.

Méthode des drifts :

Cette méthode s'inspire directement de la méthode de Bigourdan, elle nécessite l'emploi d'un APN ou d'une caméra CCD

Les mouvement observés dans la méthode de Bigourdan, sont ici provoqués et enregistrés sur le capteur choisi. de leur interprétation on déduit les correctifs à appliquer pour approcher la mise en station optimale.

Cette méthode est très précise, bien menée, elle permet de suivre une étoile sans déviations pendant plusieurs minutes et sans avoir recours à l'autoguidage.

Autre avantage, les mouvements étant provoqués, leur analyse est plus rapide, on peut ainsi mettre son télescope en station avec une précision très grande en assez peu de temps. En 2 heures une mise en station précise peut être effectuée !

 

 

 

 


 

 

 


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